retrouvailles

pliztoumityou (1 Messages)
Posté le: 07/08/17 18:14
---- Cher ami,

Voilà deux ans que je n'ai plus de vos nouvelles,
Vos mails me manquent, nos échanges alimentent encore mes fantasmes.
Vous ne m'avez jamais vue, sinon des ombres de sein, des détails de main, commissure des lèvres, doigts tenant tel ou tel objet. Mais il vous faudra un jour juger sur pièce si j'étais à votre goût. Ce jour est arrivé car je suis pour quelque temps dans une ville que je crois être la vôtre. Vous trouverez en pièce jointe une photo de moi, nue, offerte à vous, les seins tendus vers vos mains, grande ouverte à votre sexe. Les petits objets mauves et bleus dont nous avons parfois parlé sont à coté de moi sur la photo. Ils ont préparé mon corps pour me rendre désirable, pour vous donner l'envie de me découvrir, au moins de vos mains.

L'image est cryptée, les 4 chiffres pour la voir sont mon âge et mon tour de poitrine. Faites marcher votre mémoire et rejoignez moi, je ferai marcher le reste de votre organisme.

Désespérément votre.



---- Chère amie,

Je connais le code, ma mémoire n'oubliera jamais votre date de naissance qui celle d'une actrice connue, et, surtout, est la votre. Comme vos seins sont à l'exacte taille de mes mains, 95c, je n'ai aucune raison d'en oublier la mesure, même s'ils ne sont, pour ma cervelle, qu'un chiffre et quelques courbes à contre-jour.

Mais je n'ai pas ouvert l'image. Je ne veux vous découvrir qu'en vous effeuillant, ou, comme vous l'imaginiez, en arrachant les boutons de votre blouse dans les vestiaires de votre institut, pour vous baiser à l'abri des caméras qui vous retenaient jadis de céder à vos envies saphiques. Vous prendre très vite, pour ne pas éveiller les soupçons de votre patronne qui chronomètre tout.

Je vous donne une date, jeudi prochain, j'attends votre heure.

Toujours follement impatient de vous.


---- Cher futur amant,

Mon cœur bat à tout rompre de lire votre réponse, si vite. Je craignais que vous n'ayez jeté cette boite mail avec la petite métisse qui l'a alimentée il y a 24 mois. Louées soient celles qui ont su vous retenir dans cette adresse pour que mon appel ne finisse pas dans le spam.

Je vous veux très longtemps, très fort. Je compte imprimer vos textes et nous devrons expérimenter chacune de vos 'inventions tantriques', qui n'ont de tantrique que le nom, et la durée, peut-être, mais qui ont absolumment abandonné toute sagesse orientale pour ne garder que les plaisirs du sexe et de la chair irrigée d'orgonne.

J'ai donc pris mon jeudi après-midi. Je suis toute à vous à 14 heures, jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Mais, d'ailleurs, voudriez vous être mon dernier client de la matinée avant de me baiser sous la première porte cochère que nous rencontrerons ? Je vous inscris sur le cahier à 13h00. Je vous réserve les plus terribles huiles ayurvédiques pour que vous mourriez de plaisir avant de me découvrir.

A votre service.

P.S. L'institut n'a pas de caméra dans les salles de massage.


---- Chère sombre Lilith,

Il ne vous reste qu'un jour pour me donner l'adresse de mon exécution capitale. Ne dites rien lorsque vous me verrez, je vous reconnaîtrai.

Sans réponse de votre part, je vous cherche partout et m'offre à qui voudra dans le premier institut dans lequel je reconnaîtrai le profil de votre sein droit, celui que vous trouviez un peu lourd, alors qu'il dessinait la courbe la plus féminine que la main de l'homme puisse atteindre, dans le contre jour ou vous l'aviez placé. Même quiproquo si j'aperçois sur quelque hanche le petit tatouage de l'arbre de vie que votre amie photographe, et première amante, à saisi en noir et blanc, ou si je découvre, sur un nombril caramel, la petite cicatrice sans laquelle vos ovaires vous auraient tuée.


Que google street intercède en votre faveur.


---- Cher client,

votre rendez vous est confirmé, vous ne savez malheureusement pas sous quel nom vous avez été inscrit, Il vous faudra entrer dans un institut dont la porte donne juste en face de l'avant dernière station d'une ligne de tramway. Votre ami Google Map m'a permis de vérifier qu'il n'y en avait qu'un. ( Il y a 5 lignes dans votre ville. J'ai aussi vérifié que c'est le bon nombre. ) Quelque chose vous montrera que vous êtes attendu.

Si vous en avez un, mettez votre pacemaker en mode survie.


---- Madame,

Je vais de ce pas vous dénoncer à la Police. Il est impossible que votre plan ait pu réussir sans que vous n'ayez auparavant assassiné votre patronne, et que vous l'ayez faite disparaître dans l'acide, pour être certaine que son fantôme ne surgisse pas inopinément. Je n'ai eu aucun mal à deviner qui m'accueillait au comptoir quand je vous ai vue. Bien que je doute de son caractère involontaire, j'apprécie l'accident qui m'a permis de retrouver les quelques éléments que je connaissais de vous. Mais il me semble très étonnant d'être accueilli ainsi par une esthéticienne en peignoir. Il est encore plus étonnant que vous ayez pu être sure que personne ne sortirait d'un autre rendez vous juste à cet instant, et il est surtout tout à fait étonnant que les lumières de la boutique aient toutes été éteintes à cette heure de grande affluence, afin d'éviter aux passants de voir ce qu'il se passait derrière la vitrine.
Ce 'clou' qui accrocha votre peignoir était remarquablement bien orienté pour que tout le tissu qui vous couvrait tombe ainsi d'un bloc. Certes, la disparition du tissu qui vous habillait m'a confirmé que j'étais à la bonne adresse : J'ai pu reconnaître votre sein, même s'il porte maintenant ce piercing de vengeance qui vous traverse le téton, votre cicatrice au nombril, grâce à l'orientation du soleil qui juste en face de la vitrine, projetait sur votre peau l'ombre de la femme en carton d'une pub raffermissante. J'ai enfin retrouvé votre sexe - vous m'avez ensuite avoué avoir épilé pour le remettre tel qu'il était sur les photos de la séance shooting que vous m'aviez envoyées -. et lorsque vous m'avez demandé de vous suivre dans votre box de soins, l'arbre de vie que vous fites tatouer sur vos reins entre deux de nos échanges.

Vos huiles furent ensorcelantes, vous les passez avec une précision, une douceur, une fermeté dont vous avez pu apprécier l'effet.

Je suis fier de n'avoir pas un instant arrêté d'entretenir l'illusion que dix caméras nous surveillaient, même si mon cerveau sait exactement qu'il n'y en avait pas. Je doute d'ailleurs que la présence de caméras vous eût permis de réaliser votre prestation de massage détente ainsi nue, accroupie sur votre client, maintenant en permanence une distance d'à peine quelques centimètres entre vos seins et sa peau.

Je tairai la suite de l'après midi, de la soirée et de la nuit qui suivirent aux enquêteurs, leur narration vous conduirait au bûcher.

Dans l'attente de remplir la carte fidélité que vous avez tamponnée.



---- Cher correspondant,

N'étant pas tout à fait sure de la personne à qui j'avais affaire, il m'a fallu vérifier quelques éléments de votre identité. Nommer Yggdrasil mon tatouage fut le dernier captcha. Votre remarque, concernant la présence de mon ex-alliance en travers de mon téton en fut une autre. Je suis d'ailleurs restée sans voix en vous entendant remarquer que je portais cet anneau à l'annulaire sur une de mes photos. C'etait vraiment un autre temps. Depuis, ayant lu et relu vos mails depuis plusieurs mois, je connais votre habileté à décoder les symboles. Toutefois, deviner que je dissous la rage de mon divorce en collant la marque du lien insécable qui me reliait à mon mari, contre le cœur, la langue ou le poitrine de mes amants relève du mentalisme.

Le plaisir que vous m'avez donné ensuite m'a d'ailleurs convaincu de votre étonnante capacité à lire dans mes envies, mes désirs et les moindres penchants de mon corps.

Orgasmiquement votre.


---- Chère maîtresse,

Je n'ai lu que ce que vous m'avez dévoilé, c'est à dire tout. Je n'ai pris que ce que vous m'avez donné, mais il ne reste rien de vos intimités les plus profondes que je n'ai pas saisi à pleines mains, pénétré, défoncé, aspergé. Vos craintes de jadis, lorsque vous prétendiez que vos seins ne me feraient pas bander, que votre bouche ne m'embrasserait pas assez fort, que votre sexe ne serait pas assez humide, assez étroit, que votre cul ne serait pas assez ouvert pour m'accueillir, ces craintes m'ont déjà parue bien étranges lorsque je vis vos seins dodeliner au dessus de moi sur votre table de massage, lorsque j'ai vu vos fesses onduler quand vous huiliez mes pieds, lorsque j'ai aperçu votre toison noire s'inonder devant mon visage, alors que vous détendiez mes épaules et mon cou.

Vos petites jambes furent assez longues pour s 'enrouler autour de ma taille, alors que vous vous empaliez sur moi, appuyée contre cet arbre, en plein jardin public, soulevant juste votre robe sous laquelle vous ne portiez rien.

Votre sexe fut maintes fois assez ouvert pour que je me glisse au fond de vous, vous sentant frotter mon gland sur les points les plus sensibles de votre vagin. J'ai béni vos amis violets et bleus que vous m'avez présentés au fond de votre sac à main. Grâce à eux, et à bien d'autres expériences, vous avez une connaissance des points sensibles de votre ventre qui transforme tout accouplement avec vous en une inondation, un déluge, les grandes eaux de Versailles. Vous baiser dans le recoin du parking a laissé une mare qui à du faire craindre au veilleur de nuit quelques rupture dans la descente des eaux de pluies.

Votre cul fut un délice d'étroitesse, le terrible gel que vous avez aussi sorti de votre sac (le flacon orange juste a côté de l'oeuf dont je mis plus tard le bouton contre mon sexe, et qui vous fit fermer les yeux, serrer les dents, et vous cambrer plusieurs fois au restaurant) ce gel vous ravit, et me ravit aussi lorsque vous m'avez fait vibrer l'intérieur avec cet autre objet, long et dur, de votre sac aux trésors.
Je suis épuisé, vidé, exsangue et, si le mot existe, exspermique. Ma prostate n'est plus que chair inerte, mes couilles, qui ont failli disparaître plusieurs fois entre vos joues, tant vos dents me paraissaient les serrer fort, juste à la limite de la douleur, ces couilles sont vides, mortes, flétries. Elles vont et viennent dans mes bourses pour tenter d'aspirer un peu de sang dans mes artères, pour grappiller quelques protéines et autres nutriments pour reconstituer leur stock de substance reproductive.

J'étais un homme, vous m'avez tout pris. Je ne suis plus qu'une peau vide, mais bienheureuse.


---- Cher zombie,

Je n'ai aucune inquiétude, votre constitution solide ne tardera pas a régénérer le peu de substance vitale que j'ai pompé en vous. Dieu seul - qui nous a fait pour nous compléter si bien- sait comme j'aurais aimé vous dévorer, vous boire, vous consommer mille fois plus, vous sucer des mois pour vous traire toujours plus votre substantéfique moelle, vous enfoncer en moi de toutes parts, pour vous serrer plus fort, pour sentir plus sauvagement comme vous me défonciez, pour que votre gland vienne raboter ce point G que vous n'avez pas épargné, et tout le fond de mon vagin que vous avez incendié, pour sentir vos couilles rebondir contre mon pelvis pendant que vous me transformiez les tripes en feu d'artifice. Et, plus que tout cela, j'aimerais entendre encore tout ce que vous m'avez chuchoté à l'oreille, sentir vos mains me pétrir, votre bouche me téter, m'aspirer le clitoris, me grignoter la vulve. J'aime me sentir couler sous vos caresses, j'aime comme vous me torturez les seins avec cet anneau qui ne signera plus désormais mon chagrin, puisque sous vos doigts, la douleur de cette cicatrice est la source de tous les plaisirs.

Bel amant, je serais trop contente de vous avoir achevé, je n'aurais plus a espérer vous revoir de toute la force de mon désir. Je suis condamnée maintenant à nourrir le secret espoir, un jour, de vous écrire à nouveau pour vous inviter à fêter l'anniversaire de ce hier dèjà si loin, de cette soirée, de cette nuit.

Que la vie vous comble, et bénisse toutes les femmes qui vous ont appris à vivre.