La cabane

outremer (7 Messages)
Posté le: 20/08/17 14:07
Soirée caritative où je devais encore une fois me rendre seule, mon conjoint détestant ce genre de soirée. Je me promenais dans la foule, dispensais des sourires de circonstance, serrais la main de plusieurs personnes. Des serveurs se promenaient, distribuant vin et canapés sur des plateaux. Je pris une coupe en me jurant que c’était la dernière. La soirée s’éternisait....
En me retournant je me heurtai brutalement à quelqu’un. Je reculai précipitamment, mais le mal était fait. Le contenu de mon verre s’était répandu sur la chemise de l’homme que je venais de percuter. ''Oh, mon Dieu, je suis désolée ! '' en grimaçant au vu des dégâts que je venais de causer. Le verre que je tenais à la main était plein, et le vin rouge avait fait virer sa chemise gris pâle au rouille depuis le col jusqu’à la ceinture. Je levai les yeux et sentit mes joues devenir brûlantes. Premièrement parce que je n’avais jamais vu cet homme de ma vie et ne pouvais donc pas espérer me tirer d’embarras par une plaisanterie, et deuxièmement parce qu’il était… carrément sexy.

L’homme me dévisageait de ses grands yeux bruns écarquillés de surprise. ''Ce n’est pas grave'' m’assura-t-il avec une trace d’accent français. C’était évidemment un énorme mensonge étant donné qu’il donnait l’impression d’avoir reçu une balle en plein coeur, mais j’appréciai son effort pour me mettre à l’aise. ''Je suis vraiment navrée. Votre chemise est complètement fichu par ma faute. Permettez-moi de la remplacer, de payer la note du teinturier, ce que vous voudrez, bredouillai-je en approchant la petite serviette en papier que je tenais à la main pour éponger la tache.

Je compris aussitôt que je venais de commettre une erreur. Sous la chemise, le torse de l’homme était merveilleusement ferme. Ma main s’immobilisa et je sentis le feu de mes joues s’accentuer. Génial.

''Ce n’est vraiment pas nécessaire'' dit-il. ''Franchement, vous me rendez service '' ajouta-t-il en désignant la tache d’un signe de tête. ''J’ai l’excuse parfaite pour partir plus tôt que prévu, vu que je ne connais que quatre personnes et qu’ils commencent à être fatigués de me remorquer, avoua-t-il avec un léger sourire. Si j’en avais eu l’idée, il y a au moins une heure que j’aurais délibérément renversé un verre de vin sur moi. Évidemment, il aurait fallu que je pense aussi à boire du vin, précisa-t-il en levant sa bouteille de bière. Mais je suis aussi peu habitué à en boire qu’à porter une cravate'' Je me détendis un peu. Il donnait effectivement l’impression d’être plus à l’aise dans un jeans qu’à un cocktail de bienfaisance. Je n’avais peut-être pas complètement gâché sa soirée, finalement.
''Je m’apprêtais à partir de toute manière, je comptais m’appeler un taxi''
''Moi aussi je comptais partir, mon conjoint étant déjà couché je ne comptais donc par sur lui pour venir me chercher, j’avais prévu retourner en taxi également''
''On le partage alors ?'' ''Pourquoi pas...'' ''Au fait, moi c’est Maxime'' ''Moi c’est Ariane''
Après les salutations d'usage auprès des invités nous nous éclipsions à l’extérieur pour héler un taxi. ''Montez, Ariane. Avec moi, vous ne risquez rien''
Je grimpai tout près de lui, le regard rivé au sien, parce que je n’avais pas d’autre choix et parce que, pour être honnête, j’en avais vraiment envie. Pas Ariane, la psychologue ; ni Ariane, la mère de famille. Mais Ariane, la femme. Ariane, la femme, ressentait une légère pointe d’excitation à l’idée de s’asseoir sur cette banquette à côté de lui, de sentir ses jambes frôler les miennes et son regard sombre se concentrer sur moi. Quel mal y avait-il après tout ? D’autant que j’en avait cruellement besoin.
''Merci'' soufflais-je d’une voix haletante en me glissant à son côté et en tirant sur le bas de ma robe pour qu’elle ne découvre pas trop mes cuisses. C’est très gentil de votre part. Le sourire avec lequel il m’accueillit n’avait rien de victorieux ni d’arrogant. C’était un sourire qui se voulait sérieux, rassurant.
''Vous rendre service est bien ce qu’il m’est arrivé de plus agréable aujourd’hui'' modula-t-il de son irrésistible voix de velours. Avant de succomber au charme irrésistible de cette voix, je réalisai dans un ultime éclair de lucidité qu’un simple flirt pouvait se révéler le chemin le plus direct vers le mal absolu. D’autant plus direct que je rêvais depuis toujours de m’y engager.
''Et si on se tutoyait Ariane ?''

Nous discutions de tout et de rien, mariés tous les deux, ayant des enfants, nos vies tournaient autour de la petite routine familiale sans grand éclat. Arrivée à deux rues de chez moi, j’indiquai au chauffeur que je voulais débarquer ici, évitant ainsi de lui dévoiler où je demeurais...En voulant prolonger un peu ce moment tu sortais de la voiture... Tu te tenais à moins de deux pas de moi.
''J’aimerais bien t’inviter à dîner'', déclaras-tu tant qu’il te restait encore une once de courage. ''Tu serais libre ?'' J’écarquillai les yeux, comme si je n’avais pas la moindre idée de la façon dont je devais répondre à cela. ''Oh, soufflais-je'' Tu attendis sans un mot que j’ajoute éventuellement quelque chose à cet embryon de réponse. ''Je…'' Ma main se posa sur ta poitrine comme l’aile palpitante d’un oiseau. ''Je ne sais pas quoi dire'' Tu te rapprochas et plantas fermement ton regard dans le mien. ''Dis oui''

Tu levas la main et la posa sur ma joue. Tu approchas ton visage du mien sans lâcher mon regard, jaugeant ma réaction, me laissant le temps de reculer. Je ne le fit pas. Tes yeux s’arrondirent davantage, mais je ne te repoussai pas. Alors tu m’embrassas. Mon Dieu, cette fois c’était sûr, tu étais un homme mort. Dès l’instant où ta bouche entra en contact avec la mienne, tu sentis les braises d’un feu ardent s’emparer de ton bas-ventre et comprit que tu aurais besoin de toute ta volonté pour t’écarter de moi. Car c’était ce que tu devais faire. Mais mes lèvres persistaient à effleurer les tiennes. Tu restais figé sur place, le corps tendu, les poings serrés, les yeux clos pour mieux inhaler mon parfum et écouter le doux halètement de ma respiration, ton bras frôlant ma cuisse. Dans une minute, tu reculerais. Après un dernier baiser. Rien qu’un, et tu rentrerais chez toi. Juré. Mais il fallait impérativement que tu échanges avec moi un autre baiser, plus long, plus intense, plus profond que tu pourrais emporter avec toi.

Tu supprimas l’espace qui nous séparait et la main dont tu recouvrais ma joue remonta dans mon épaisse chevelure soyeuse. Tu t’emparas de ma bouche plus fermement cette fois, appréciant le contact de mon corps contre le tien, la saveur de mes lèvres fraîches et humides. Pendant un long moment, nous nous contentions d’explorer la sensation de ce contact, puis tu n’y tint plus. Tu inséras ta langue entre mes lèvres, mes mains enlacèrent ta nuque et ma langue pointa à la rencontre de la tienne, tout à la fois hardie et hésitante. Et nous nous sommes retrouvés instantanément projetés au coeur d’un véritable incendie. Tu m’entendis retenir mon souffle quand nos lèvres se séparèrent, sentit mes seins presser contre ton torse et mes doigts s’enfoncer dans tes cheveux. Nous nous sommes immobilisés et nous sommes regardés ne sachant ni l’un ni l’autre si on devait s’arrêter ou aborder ce qui semblait inéluctable. Nos souffles haletants emplissaient l’air tiède de la nuit et tu contemplas mes doux yeux, mes lèvres moites. Mes joues étaient roses d’excitation, mes cheveux retombaient en mèches folles devant mes yeux. Tu me désirais au-delà de toute raison humaine, le corps tendu à l’extrême. Tu fût incapable de te retenir. J’avais la saveur du vin et de l’absolu féminin, et mes lèvres venaient de s’entrouvrir, avides, accueillantes. J’avais fait glisser ma jambe entre les tiennes et pressais voluptueusement ma poitrine contre ton torse. J’avais envie de toi. Quand tu te tendit vers moi de tout ton corps, je te rejoignit à mi-chemin avec tant d’ardeur que nos dents s’entrechoquèrent. On ne savait plus qui embrassait qui, nous étions entrés en collision, goûtant, savourant, mordillant, se découvrant aussi follement l’un que l’autre. Nous étions incapable de réfléchir rationnellement, l’esprit uniquement préoccupé par le désir qui nous consumait. Lorsque nous interrompirent notre baiser pour reprendre notre souffle, tu cherchas quelque chose à dire, non des excuses, mais des paroles rassurantes, la promesse de te tenir convenablement, de te ressaisir malgré ton état d’excitation. Mais avant que tu n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche, je jetai un coup d’oeil à droite et à gauche.
''Oh, mon Dieu, sauvons-nous avant que quelqu’un nous voie''

Nous nous sommes dirigé vers un parc non loin de là, une cabane pour enfants assez grande pour nous mettre à l’abri des regards et assez haute pour y tenir debout...Je montai sur la deuxième marche et me retournai pour te regarder...
Feu vert ! Tu avais posé le pied sur la première marche quand ta conscience te rappela à l’ordre. ''Tu es sûre ? Je peux partir, si tu préfères.'' ''Tu as envie de partir ?'' demandais-je en m’essuyant la lèvre inférieure. Ce fut plus fort que toi. Tu contemplas cette lèvre et le violent désir que tu avais de l’aspirer dans ta bouche, doublé de la pulsation de ton érection contre le tissu de ton pantalon de soirée, eut raison de toi. ''Non, je n’ai pas envie de partir.'' Je te dévisageai qui me dévorais des yeux et en oubliai de penser. Avais-tu seulement idée de l’effet que tu me faisais quand tu me regardais comme ça ? Quand tu plongeais ton beau regard sensuel au fond de mes yeux, j’avais envie de me dépouiller de tous mes tabous en même temps que de mes vêtements, et de te donner tout ce que tu voudrais. Lorsque tu te trouvais devant moi me regardant ainsi, j’avais l’impression d’avoir toute ton attention, que tu te consacrais exclusivement à moi. Jamais encore le regard d’un homme n’avait déclenché en moi une sensation aussi brûlante. ''Alors reste'' m’entendis-je te répondre.

Ton coeur se mit à battre très fort, d’excitation et non d’appréhension, quand tu grimpas dans la cabane et referma la porte derrière toi. J’avais reculé juste assez pour te laisser passer, et tu n’eut qu’un demi-pas à faire pour effacer la distance entre nous. Il émanait de toi une telle puissance virile que j’eus subitement conscience de ne pas avoir eu l’occasion de toucher un homme depuis très longtemps. Un homme, un vrai, s’entend. Mon conjoint ne pouvait franchement pas prétendre à ce titre et, de toute façon, j’avais à peine l’occasion de le toucher. Mais je n’avais absolument pas envie de penser à lui. Je préférais, et de loin, apprécier le fait que c’était toi qui se trouvait en face de moi. Le destin m’avais joué un drôle de tour quand j’avais renversé mon verre sur toi. Je m’attendais à ce que tu m’embrasse, mais tu me surpris en faisant glisser ton pouce sur ma joue, mes lèvres, puis le long de mon cou.
''Tu es très belle '' murmuras-tu d’une voix chargée d’émotion. Il y avait si longtemps que je n’avais pas entendu ces mots-là. Je laissai échapper un long soupir de satisfaction et me dit que je pourrais presque me contenter de cela. Presque. Mes joues devinrent brûlantes sous ton regard scrutateur, et aussi parce que j’eues soudain honte d’avoir besoin d’entendre ce genre de compliment. ''Merci'' parvint-je cependant à chuchoter. Jusqu’à cet instant précis, je ne m’étais pas doutée à quel point j’avais besoin de me sentir femme à nouveau. D’être autre chose qu’une mère. Autre chose qu’une femme de carrière. Une femme qui lit un désir avide dans les yeux de l’homme qui la regarde. Tu me regardais avec ces yeux-là, et j’avais envie de toi, de tes compliments, de tes caresses et de tout le bien que tu étais en mesure de me faire. Tu approchas tes lèvres des miennes et je te rencontrai à mi-chemin, avide de recommencer, impatiente de faire courir mes mains sur ton torse, de sentir la fermeté de ton corps. Tu inséra ta langue entre mes lèvres et je fermai les yeux lorsqu’un élan de désir remonta à l’intérieur de mes cuisses, me laissant brûlante, moite et prête à te recevoir, bien plus vite que je ne l’aurait cru possible.
Plus une seule pensée rationnelle n’occupait mon esprit quand j’enfouit les mains dans tes cheveux pour t’embrasser à pleine bouche. Le contact de ton corps était chaud, ferme et agréable, mes mains parcouraient ta chevelure, ton dos, le galbe de tes fesses. Tant que je n’avais pas eu l’occasion de goûter à ce qui me manquait, je n’avais pas réalisé à quel point les années d’abstinence pouvaient sembler longues, et j’eut l’impression de m’être privée pendant une éternité. Comment avais-je pu me passer aussi longtemps de cette sensation de liberté, de cette intensité, de cet abandon que réclamait mon corps ? Notre étreinte n’avait rien de délicat ou de romantique, mais je ne m’en souciais guère. Nous nous étreignions avec une maladresse frénétique comme si nous avions voulu nous toucher partout à la fois. Nos hanches étaient soudées, et nous nous déplaçions de quelques pas chancelants en essayant de se serrer davantage l’un contre l’autre. Avec ta langue, tu faisais des choses délirantes à ma bouche, mon menton, mon oreille, mon cou. Tu la fit glisser le long de ma gorge, puis remonter quand tu découvris que mes pointes de seins étaient inaccessibles sous ma robe. Je laissai échapper un gémissement pour accompagner les sensations pétillantes que tu éveillais en moi. Je voulais que tu continue, que tu me fasses faire le tour du circuit jusqu’à la ligne d’arrivée avant que je ne m’écroule par terre, morte de désir.
''Merci d’avoir renversé ton verre sur ma chemise'' dis-tu en reculant d’un pas pour la déboutonner. Tu la retiras avec des gestes brusques, sans te soucier de l’abîmer davantage, et la laissa tomber à tes pieds. Ton tee-shirt, lui aussi légèrement taché de vin, subit le même traitement. Je sentis l’eau me monter à la bouche. ''Il n’y a pas de quoi'' murmurais-je, subjuguée par la vision de ton torse et de tes abdominaux. Je tendit la main et fit ce que je mourais d’envie de faire depuis l’instant où j’avais posé les yeux sur toi. Ma main se referma sur ton biceps et le serra doucement pour en tester la fermeté. Il était dur comme l’acier. Mon regard descendit vers ta braguette. Aussi dur que ton érection. ''Impressionnant'' déclarais-je sans trop savoir si je faisait allusion au muscle de ton bras ou à un autre de tes muscles, tout aussi proéminent. Tu m’attiras contre toi et je fit courir mes mains sur son torse et ton dos, surprise par ma propre audace, surprise aussi de n’éprouver ni honte ni regret à me comporter de la sorte. La tentation était trop forte et, j’avais grand besoin de réconfort. Besoin de vérifier que ma libido n’était pas morte. Tu m’excitais d’une façon que je n’aurais jamais crue possible, et tandis qu’une petite voix me conseillait d’y aller doucement, une voix bien plus retentissante m’ordonnait de sauter sur l’occasion sans me poser de questions. D’en profiter à fond. Tout en m’embrassant, tu avais passé un bras dans mon dos et ta main venait de trouver la fermeture de ma robe. Tu t’immobilisas.
''Tu veux ?'' demandas-tu. Je n’avais jamais connu de nuit sans lendemain avec un homme, et la facilité avec laquelle je te répondit me stupéfia. ''Oui'' soufflais-je. Tu étais une nouvelle connaissance, mais tu étais aussi un parfait inconnu. De toute façon, une enivrante combinaison de vin et de désir sexuel m’incitait à me convaincre de n’importe quoi. Tu ne sortirais pas de cette cabane avant de m’avoir donné un orgasme. C’était aussi simple que cela. Fort heureusement, tu semblais partager cet objectif. Tu fit glisser la fermeture de ma robe avec une lenteur calculée, tes doigts frôlant ma colonne vertébrale, la pointe de ta langue serpentant sur ma lèvre inférieure.
''Tu me dis si je vais trop vite'' chuchotas-tu au creux de mon oreille avant d’y plonger ta langue. Je faillis bondir hors de ma robe, ce qui aurait été une excellente chose car nous aurions alors pu entrer directement dans le vif du sujet. Vibrante de désir, je fut incapable de réprimer un gémissement lorsque je m’agrippai à tes bras pour éviter de perdre l’équilibre.
''Tu ne vas pas trop vite… tu vas trop lentement. Ça fait quatre ans, trois mois et trois semaines que je n’ai pas fait l’amour''

Cela faisait quatre ans, trois mois et trois semaines que je n’avais pas eu un rapport sexuel. Avec un homme. Je me raidis dans tes bras. T’avais-je mis de la pression ? Les hommes sont parfois tellement arrogants, et pourtant si peu sûrs d’eux dans ce domaine. Je ne connaissait rien aux rituels de séduction. Je glissai un regard vers toi pour jauger ta réaction. Ton regard s’était assombri et tu respirais plus fort, ton torse se soulevait et s’abaissait rapidement. Tu ne dis pas un mot. Tu te contentas de faire glisser ma robe sur mes épaules et le long de mes bras, dégageant mon buste. Mes hanches la retinrent un instant, mais tu tiras dessus pour qu’elle retombe autour de mes chevilles et je me retrouvai en culotte et soutien-gorge, juchée sur mes hauts talons. Un rapide coup d’oeil m’assura que je portais heureusement une culotte dissimulant les vergetures de mes hanches, souvenir de ma première grossesse. Je n’eut pas le temps de cligner des yeux que tu avais déjà dégrafé mon soutien-gorge. Bon, apparemment, je ne t’avais pas effrayé. Un point encourageant.

''Je te promets de me faire pardonner de t’avoir fait attendre'' Humm. Cette promesse me plut d’autant plus qu’elle fut immédiatement suivie par le contact humide de tes lèvres autour d’un de mes mamelons. Aucun vibromasseur au monde ne remplacerait jamais ça. Un gémissement m’échappa, et mes mains affermirent leur étreinte sur tes biceps. Cette sensation m’avait si cruellement manqué… La succion de tes lèvres déclencha une délicieuse contraction de mon bas-ventre, et je renversai la tête en arrière. Les bretelles du soutien-gorge avaient glissé le long de mes bras, et tu t’appliquas à m’en débarrasser sans cesser de prodiguer les attentions de ta langue à mes seins, passant alternativement de l’un à l’autre, ta main libre soulevant délicatement celui dont tu t’occupais. Je sentis mon souffle se bloquer dans ma gorge quand tes caresses s’intensifièrent et que tu entrepris de mordiller mes mamelons, mais je sursautai carrément lorsque tu immisças une main sous l’élastique de ma culotte pour me pétrir les fesses. Je ne m’étais pas attendue à cela, mais je ne m’en offusquai pas et appréciai au contraire ce geste intime et audacieux, la sensualité que tu manifestais à explorer mon corps. Quand ta main glissa sur ma hanche pour investir les replis moites de ma chair, une décharge de plaisir me traversa de part en part, et je me demandai comment j’allais faire pour mener cette aventure à son terme sans voler en éclats. Si tu t’avisais de te plaquer contre moi, je serais incapable de rester debout. Je me liquéfierais totalement pour ne plus former qu’une flaque d’extase que tu contemplerais sans comprendre ce qui venait de se passer. Étant donné que tu avais le droit de toucher mes fesses, je me dis que rien ne m’empêchait d’en faire autant. Mes mains descendirent pour se placer sur leur cible, puis s’immobilisèrent sans trop savoir ce qu’elles pouvaient faire à partir de là. Je ne m’étais jamais amusée à pétrir les fesses d’un inconnu et ignorais tout des règles de ce jeu étrange et excitant. Tu mordit alors mon mamelon, assez fort pour déclencher un frisson dans tout mon corps, et mes mains agrippèrent instinctivement tes fesses pour t’inciter à te plaquer contre moi. Les muscles que je découvrit alors sous mes doigts et contre mon ventre m’insufflèrent l’audace qui me faisait défaut. Mes mains se mirent à explorer avidement ton corps, et j’eue un sourire de satisfaction lorsque je t’entendit retenir ton souffle. Quand je me plaquai à nouveau contre toi, je ne put faire autrement que de me joindre au long gémissement qui franchit tes lèvres. En dépit de mon manque de pratique, j’avais trouvé le moyen de presser ton érection directement contre mon clitoris, et le rempart de ton jean et de ma culotte n’atténua en rien le frisson d’extase qui fit trembler mes jambes.

Mon ventre flasque et mon âge ne semblaient pas te rebuter. Je ferais peut-être mieux de lui expliquer que je n’avais pas trouvé le temps d’aller au gymnase, de le prévenir que j’avais des vergetures et de m’excuser des dégâts que l’allaitement maternel avait causés à ma poitrine qui avait tendance à s’affaisser. Mon conjoint était le seul homme à m’avoir vue entièrement nue, mais il avait assisté aux changements progressifs de mon corps. Je me demandai au cours d’un bref instant de panique si j’étais assez belle et désirable aux yeux d’un homme comme toi.
Mais tu coupas court à mes doutes d’un lent baiser sensuel et d’une guirlande de bisous tout doux le long de mon cou, qui s’acheva par un baiser sur chacun de mes mamelons. T’agenouillant devant moi, tu fit courir la pointe de ta langue autour de mon nombril, t’y plongea, puis traça un sillon humide à droite et à gauche, juste au-dessus de l’élastique de la culotte. Tu embrassa l’empiècement de dentelle qui recouvrait mon mont de Vénus, puis l’intérieur de mes cuisses, tout en les effleurant par-derrière du bout des doigts, et j’oubliai mes soucis. J’oubliai tout sauf le désir qui m’enflammait, mon besoin dévorant de te sentir en moi. Tu manifestais si ouvertement ton envie de m’explorer tout entière que je me sentis merveilleusement désirable et me contentai de mordre ma lèvre inférieure, les épaules rejetées en arrière, ma chevelure retombant souplement dans mon dos. C’était bon, c’était délicieux, et j’allais coucher avec toi !
Quand tu te redressas et m’incitas à reculer, je ne t’opposai aucune résistance et m’allongea sur le plancher frais de la cabane. Lorsque tes doigts plongèrent sous l’élastique de ma culotte, ultime morceau d’étoffe à me recouvrir, et la firent glisser le long de mes cuisses, je chassai un sursaut de pudeur et déglutit, les yeux tournés vers le plafond, pour me maîtriser. J’avais vraiment envie de ça, envie de savoir que j’étais toujours une femme. Tu déposas un baiser au creux de mon entrejambe. Oui, songeais-je alors, j’étais toujours une femme, capable de donner et recevoir plaisir et passion. L’heure avait sonné de retrouver mon identité, de redevenir un être sexué et de ne penser qu’à moi. Ta langue remonta lentement sur ma chair, comme si tu cherchais à en savourer le goût. Tu écartas ton visage, me tirant un gémissement de frustration, puis renouvela tes caresses uniquement de la pointe de ta langue, dont les mouvements légers et rapides encerclèrent habilement mon clitoris sans jamais le toucher. Je remuai les hanches, désireuse d’aller plus loin, le corps tendu à l’extrême par le puissant désir qui montait en moi. Mes mains se refermèrent sur le plancher et je m’efforçai de penser à respirer, luttai pour empêcher mon corps de se tordre et de céder à la puissante extase qui s’emparait de moi, me mettant au supplice.
Je ne voulais pas avoir l’air en manque, pitoyablement affamée de désir. Je voulais que tu me trouve belle, élégante. Ta langue s’insinua en moi et je décidai d’envoyer promener tout souci d’élégance. Et pourquoi se retenir, se priver de cette merveilleuse expérience ? Au point où j’en étais, je pouvais bien laisser tomber mes vieilles inhibitions et m’abandonner au plaisir des sens. Je creusai les reins, agrippai tes cheveux des deux mains et poussai le gémissement le plus retentissant que je n’aie jamais émis. J’en retirai une satisfaction intense. Extrême. Prodigieuse. Le coup de langue tiède dont tu gratifias enfin mon clitoris me libéra d’un seul coup des quatre années d’abstinence que je m’étais fait infligé, et je me laissai submerger par le tourbillon de l’orgasme. Les mains en appui sur mes cuisses, tu t’immergeas dans la saveur de ma chair moite, le corps tendu de désir. Quand je jouis pour toi, les mains enfouies dans tes cheveux, le dos cambré, mes longues cuisses enveloppant ton torse, et que le parfum de mon essence intime emplit tes narines, tu faillis perdre le contrôle. Tu sentis mes muscles se contracter, la trémulation qui parcourait mes cuisses. Mon orgasme n’avait rien de feint et tu en éprouva une telle fierté mêlée de désir que tu fermas les yeux et déglutit violemment tandis que ton sexe palpitait le long de ta jambe. Tu devais impérativement te maîtriser. Tu ne voulais surtout pas que tout soit fini avant même d’avoir commencé. Si je basculais aussi violemment dans l’extase sous le seul effet des caresses de ta langue, le risque existait bel et bien. Tu aurais besoin de tout ton contrôle si tu ne voulait pas exploser au bout de trente secondes quand on en viendrait aux choses sérieuses. Tu relevas les yeux et me découvrit allongée devant toi, mes cheveux répandu sur le plancher, les bras étirés au-dessus de ma tête, les pointes de mes seins tendues, les jambes merveilleusement écartées pour t’accueillir. Tu inséras deux doigts en moi et entrepris de me caresser. Je te récompensai d’un long gémissement et mes paupières voilèrent mon regard. Tu effleuras du pouce la perle durcie de mon clitoris, déclenchant instantanément l’ondulation sensuelle de mes hanches.
''Maxime'' murmurais-je sans ouvrir les yeux.
''Oui ? '' répondis-tu en prolongeant la lente caresse de tes doigts, ravi de sentir le mouvement de mes hanches s’adapter à leur va-et-vient, comme si je craignais que tu ne les retire.
''Prends-moi''
''Tes désirs sont des ordres, ma douce'' répliquas-tu en remplaçant tes doigts par ton sexe devant l’ouverture brûlante et moite de ma fente. Mes jambes s’insinuèrent derrière tes genoux pour t’inciter à m’empaler, mais tu résistas, te contentant de l’effleurer. Cela te mis au supplice, mais tu apprécias ce moment. Tu garda la pose, le temps de chasser ton impatience et de soumettre ton désir à ta maîtrise tandis que je me tortillais en dessous de toi, répandant la moiteur de mon désir sur l’extrémité de ton sexe palpitant, au risque de te rendre fou.
''Max… ''gémis-je d’une voix suppliante. Tu laissas tomber toute tentative de maîtrise de soi et t’abandonna entre mes cuisses ouvertes. Ton souffle se bloqua aussitôt dans ta gorge. C’était tout simplement fabuleux. Incapable de te retenir, tu oublia tout projet de m’amener lentement et en douceur jusqu’au sommet de l’extase. Tu me possédas sauvagement, désespérément, me soumit aux poussées fermes et vigoureuses de ton sexe tandis que je t’enveloppais de mon corps. À ta grande surprise, et à ton profond soulagement, j’atteignis presque aussitôt la jouissance, ma bouche s’ouvrant sur un cri silencieux. Tu t’engagea à ma suite et l’orgasme qui te submergea fut si violent que tu en oublias jusqu’à ton propre nom. Tu aurais pu affirmer en toute honnêteté que rien ne t’avait jamais procuré une sensation aussi fulgurante que celle qui s’empara de toi à l’instant où tu te répandit en moi, le corps tendu à l’extrême, l’esprit vide de toute pensée, tandis que mes lèvres enflées laissaient échapper un soupir et qu’une étincelle de triomphe sensuel animait mon regard. Quand tu te retiras, le dos ruisselant de sueur, ton corps tout entier vibrant de bonheur, tu roulas sur le côté en m’entraînant avec toi. Je te gratifiai d’un petit sourire.
''Je reconnais que mon attente n’a pas été déçue '' dis-je. Tu écartas mes cheveux de mon visage et fit courir ton index le long de ma joue.
''Content que ça t’ait plu, ma douce''